L’ULTEAM a besoin de temps

Un match laborieux, où il nous aura fallu une mi-temps pour nous mettre dans le match. Peu importe le classement des adversaires, on sait qu’aucun match n’est gagné d’avance. On l’avait constaté contre Tain à domicile, et ce déplacement à Marseille l’a confirmé. Il nous faudra être plus rigoureux et intense dès le début des matchs à venir, car la fin de championnat va être d’un tout autre niveau. Les écueils pour valider notre place en poule haute ne manquent pas. La réception de Lorgues, suivi de deux déplacements à Aix et Venelles, sont des obstacles dangereux pour notre objectif.


Une pensée pour les joueurs Marseillais, que ce doit être dur de ne remporter aucune des dix confrontations de cette 1ère phase. Ne comptons pas sur un faux pas de l’Ulteam pour inverser la tendance et Coach Yo est catégorique : « En face, une équipe qui n’a pas encore gagné de match, donc si la rencontre est serrée, ils vont y croire jusqu’au bout. A nous de faire ce qu’il faut pour tuer le match d’entrée de jeu, afin de ne pas les laisser espérer ». Il est tout de même inquiet notre technicien, une semaine d’entraînement réduite à deux séances associé aux absences d’Adrien et Igor c’est pas l’idéal pour préparer ce déplacement, même si cette équipe est la lanterne rouge du championnat. C’est donc à 9 que l’on est parti pécher notre 9ème victoire.
 

Début de match mitigé, mais ça on en a l’habitude. S’appuyant sur notre défense, on glane pas mal de ballons (jusque là tout va bien) que l’on ne parvient pas à exploiter (là c’est moins bien). Le jeu rapide étant resté au vestiaire, c’est Tanguy et Eric qui se chargent du score. L’un par ses tirs extérieurs, l’autre qui fait exploser le pénétromètre à panier. Par contre, Marseille fait preuve d’une grosse adresse loin des ficots, et nous colle au score (16-16). Le retour est mollasson, la barque verte perd en intensité. Ce jeu sans ressort, on ne court pas, on n’est pas en rythme, a pour conséquence beaucoup de mauvais choix et donc de balles perdues en attaque. Quand en plus on s’obstine à tirer de loin alors qu’on n’est pas en réussite, le score fait la moue. Heureusement qu’on tient le coup défensivement, mais c’est bien Marseille qui est devant à la pause (26-25). Hé les gars ! Ce n’est pas fini !


Exit les délicieux citrons de la mi-temps, c’est la machine à baffes que sort Yo. « Arrêtez de croire qu’on va forcement gagner ce match, car vu la prestation, il y a de quoi s’inquiéter. Vous allez vous mettre à jouer ? ». On débute parfaitement cette 2ème mi-temps. Je crois qu’il va falloir rajouter un fouet à la panoplie de notre entraîneur. Cette grosse intensité défensive, fait paniquer les marseillais, et nous permet de gagner beaucoup de ballons. Et qui se charge de convertir ces balles grappillées en points ?  Eric et Thomas bien évidement. Vincent en profite pour camper dans la raquette et asséner des grands coups au panier adverse. On est enfin dans notre match, et cela se traduit au niveau du score (39-48). Le dernier quart débute comme le 3ème. Surfant sur notre intensité défensive, les adversaires perdent pied et on rentabilise nos efforts, que ce soit sur jeu rapide ou sur jeu placé. L’écart se creuse pour compter jusqu’à 18 points d’avance à quelques minutes de la fin du match. C’est à ce moment que coach Yo sort sa botte secrète : le faire tourner, et… on le paie cash. On encaisse un 8-0 en une minute, et nous voila caracolant avec seulement 10 points d’avance à 2 minutes de la fin. Peut être les « remplaçants » pensaient-ils que le match était déjà gagné. Après la bottine souterraine, c’est la santiag miracle : le retour des vétérans. Un « excès » de précaution pour ne prendre aucun risque et assurer la victoire (58-71).

Oui, l’Ulteam a besoin de temps pour se mettre en branle et pour permettre à ses rookies de parfaire leur apprentissage du haut niveau. Comme toujours pour les matchs où ma carence est manifeste, merci à Lionel pour ses commentaires sans quoi ce papier eut été un écrit d'imagination.

Un peu de philosophie baskellistique. Le jeu vert est-il exothermique ? Si on peut utiliser la loi de Boyle (si un gaz se dilate, il se refroidit et inversement), pour répondre à cette question, j’ai une explication plus réaliste. La Loi de Boyle spécifie que « pour que la pression et la température restent identiques en jeu, le volume du jeu doit se dilater proportionnellement à l'entrée des joueurs », par conséquence cela donne deux possibilités. Si le jeu croît à une moindre vitesse que l'entrée des joueurs, alors la température et la pression du jeu vert augmentera indéfiniment jusqu'à ce que le jeu éclate. Possibilité 2,  le jeu se dilate à une vitesse supérieure à la vitesse d'entrée des joueurs, alors la température diminue jusqu'à ce que le jeu gèle. Laquelle choisir ? Si nous acceptons le postulat de notre coach m'ayant affirmé  « Il gèlera en enfer avant que je préconise l’attaque à outrance », et en tenant compte du fait que ce match a été une succession d’attaques, alors l'hypothèse doit être vraie. Ainsi, je suis sûr que le jeu Ulteamien est exothermique et a déjà gelé … Le corollaire de cette théorie c'est que comme le jeu a déjà gelé, il s'ensuit qu'il n'accepte plus aucun joueur et du coup qu'il n'existe plus... laissant ainsi seul le Paradis du basket, et prouvant l'existence d'un Etre divin.


Bigre, j’avais branché le Pilgou sur la prise nucléaire. Je vais commuter son alimentation sur le réseau éolien, moins de conneries et plus de vent !

Pilgou